Programme détaillé Piano en Valois 2026
12 Oct
Simon BÜRKIOrchestre de Chambre Nouvelle AquitaineDir. Raphaël MERLIN
La CanopéeRUFFEC
13 Oct
© 2020 Piano en Valois. Tous droits réservés.
Conception graphique : Alain Bruneaud – Réalisation : Agence Web Gaiacreative
Pour ce concert, Vincent Bidal revient à l’une de ses premières amours : les standards de jazz, ces thèmes intemporels qui laissent place à la liberté, au swing et au dialogue entre musiciens. Son jeu, à la fois élégant, énergique et profondément vivant, fait revivre l’esprit des clubs et des grandes nuits d’improvisation.
La seconde partie du concert prendra la forme d’une jam session réunissant plusieurs musiciens de la région autour du pianiste. Un moment spontané, festif et chaleureux où chacun pourra partager la scène dans l’esprit le plus libre du jazz. Une soirée placée sous le signe du plaisir de jouer… et de la fête !
L’après midi sera consacrée à une rencontre musicale qui s’annonce inoubliable avec des enfants de la ville.
Vincent Bidal fait partie de ces musiciens rares capables de passer avec la même exigence des grandes scènes de la variété française à l’univers exigeant du jazz. Pianiste virtuose, improvisateur inspiré et directeur musical reconnu, il a accompagné au fil de sa carrière des artistes aussi divers que Mylène Farmer, Florent Pagny, Thomas Dutronc ou Christopher Cross, tout en collaborant avec de grands noms du jazz international.
Programme :
Anastasia Rizikov s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus singulières de notre temps. Surnommée « The Red Haired Pianist », elle fascine par un jeu à la fois incandescent, libre et d’une maîtrise technique remarquable. Née au Canada dans une famille ukrainienne, elle mène une carrière internationale qui l’a conduite du Carnegie Hall à l’Opéra national de Pékin.
Le programme qu’elle propose ce soir traverse les siècles comme un grand voyage intérieur. De la rigueur architecturale de Johann Sebastian Bach aux visions poétiques de Franz Schubert transfigurées par Franz Liszt, Anastasia Rizikov explore une musique du chant et de la mémoire. Les œuvres de Valentin Silvestrov, Fazıl Say et Myroslav Skoryk prolongent ce parcours entre méditation, terre natale et liberté intérieure.
Joseph Martin (hautbois)
Didier Nicolle (flûte traversière)
Franck Leblois ( basson)
Martin Jaspard (piano)
« Magistral et bouleversant ! Un son rond et puissant en parfaite maitrise des nuances »
Le pianiste Martin Jaspard, né en 2005 a déjà commencé une prometteuse carrière. Il a rapidement obtenu plusieurs prix de concours nationaux et internationaux et participe à l’académie de la Roque d’Anthéron en 2024 et 2025. Se produisant autant comme chambriste que soliste, il multiplie les concerts en France mais aussi en Allemagne et aux Pays-Bas.
Programme :
William Winterstin représente cette nouvelle école de pianistes pour lesquels la musique est avant tout une nécessité intérieure. Né à Albi en 2005, il débute le piano très jeune avant d’intégrer le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris à seulement 17 ans dans la classe de Denis Pascal. Son parcours l’a également conduit à recevoir les conseils de grandes figures comme Bertrand Chamayou ou Jean-Claude Pennetier.
Le programme qu’il propose ce soir explore les grandes terres du romantisme. La lumineuse Sonate D664 de Franz Schubert ouvre ce voyage avant les visions plus sombres du Doppelgänger transfiguré par Franz Liszt. Entre virtuosité flamboyante et profondeur expressive, le concert s’achève avec la Sonate n°2 de Frédéric Chopin, monument du répertoire pianistique.
Programme : Du contrepoint au rêve
Né à Genève en 1996, le pianiste espagnol-néerlandais Albert Cano Smit est déjà une figure reconnue internationalement. Lauréat du Concours international de piano Naumburg (2017) et du Young Concert Artists Competition (2019), il se distingue par une intelligence musicale rare, alliée à une virtuosité d’une grande clarté. Formé au Colburn Conservatory de Los Angeles puis à la Juilliard School de New York, il bénéficie également de l’influence artistique de musiciens tels que Jean-Yves Thibaudet et Stephen Hough. Il est désormais un invité régulier des grandes scènes internationales, de Carnegie Hall à la Fondation Louis Vuitton.
Pour ce récital, Albert Cano Smit tisse un dialogue subtil entre Johann Sebastian Bach et Gabriel Fauré. Aux architectures savantes de Bach — toccatas, sinfonias, duos et extraits de l’Offrande musicale — répond l’écriture raffinée et poétique de Fauré, entre nocturnes, impromptus et valses-caprices. Deux univers éloignés par les siècles mais unis par la recherche de clarté, d’équilibre et de profondeur intérieure. Un programme où la rigueur contrapuntique dialogue avec l’élégance française dans un même souffle de liberté et de lyrisme.
Programme :
Vittorio Forte, né à Naples, est reconnu pour la virtuosité de son jeu et l’intensité poétique de ses interprétations. Lauréat du prestigieux Concours International de Piano Ferruccio Busoni, il se produit sur de grandes scènes internationales comme le Carnegie Hall ou la Salle Pleyel. Interprète éclectique, il mêle avec élégance grand répertoire, musique contemporaine et traditions populaires. Pour ce concert, il nous propose un voyage pianistique flamboyant, de Domenico Scarlatti à Astor Piazzolla, mêlant virtuosité, nostalgie romantique et rythmes du Nouveau Monde. Entre les mazurkas de Frédéric Chopin, les éclats des Rhapsodies de Franz Liszt et les couleurs latino-américaines de Heitor Villa-Lobos ou Ernesto Lecuona, ce récital célèbre le piano comme instrument de danse, de chant et de passion. Le concert s’achève dans l’âme du tango avec Carlos Gardel et Piazzolla.
Programme :
Moe Hosokawa fait partie de cette lignée de pianistes qui revisitent les œuvres en profondeur. Formée au Japon avant de poursuivre ses études à Paris auprès de Bruno Rigutto, elle s’est déjà distinguée dans plusieurs concours internationaux et s’est produite avec l’Orchestre symphonique Century du Japon.
Le programme qu’elle propose ce soir invite à un voyage intérieur d’une grande poésie. Les Kinderszenen de Robert Schumann ouvrent les portes d’un monde d’enfance et de rêverie, tandis que les Préludes de Claude Debussy déploient leurs paysages mouvants entre vents, lumières et mystères. En point culminant, la Wanderer Fantaisie de Franz Schubert révèle toute la puissance visionnaire et la virtuosité du romantisme.
Programme : « Autour de la transcription : de Bach à Wagner »
David Fray s’est imposé comme l’une des grandes personnalités du piano français contemporain. Révélé très jeune par plusieurs distinctions internationales, il développe une approche singulière du répertoire, alliant profondeur, liberté et recherche sonore. Interprète majeur de Johann Sebastian Bach, Ludwig van Beethoven ou Franz Schubert, il poursuit une carrière internationale saluée pour son intensité expressive.
Le programme « Autour de la transcription : de Bach à Wagner », inspiré de son album Baroque Encores, explore l’art de transformer et réinventer la musique. De Domenico Scarlatti à Jean-Philippe Rameau, des transcriptions virtuoses de Bach par Kempff, Siloti ou Stradal jusqu’aux visions wagnériennes sublimées par Liszt, David Fray fait dialoguer les siècles dans un même souffle poétique. Ce récital révèle toute la richesse du piano comme instrument d’orchestre, de chant et de lumière intérieure.
Pianiste surdouée et chanteuse de talent, Francesca Tandoi fait partie d’une nouvelle garde qui remet au goût du jour et rafraîchît le jazz “straight head”. A l’image d’un Emmet Cohen, elle connaît la tradition sur le bout des doigts et s’inspire des plus grands comme Oscar Peterson, Phineas Newborn, Gene Harris ou Bobby Timmons pour trouver son swing. La pianiste italienne a déjà traversé le monde entier avec sa musique et joué dans les meilleurs festivals européens comme North Sea Jazz ou Umbria Jazz. Sur les réseaux sociaux, elle impressionne avec ses vidéos qui montrent l’étendue de son talent et sa technique parfaite au service du swing et de la mélodie.
En quelques années Francesca devient une artiste reconnue internationalement et joue au côté de grands noms du Jazz tels Scott Hamilton, Philip Harper, Owen Hart jr., Joe Cohn, Anthony Pinciotti, Jason Brown, Daryll Hall, Lee Pearson, Darius Brubeck, Dave Blankhorn, Florin Nicolescu, Marjorie Barnes, Sergey Manukyan et bien d’autres.
Elle se produira à Angoulême, aux côtés de Stefano Senni (Contrebasse) et Pasquale Fiore (Batterie).
Master Class publique avec Hortense Cartier Bresson
Assister à une masterclass publique de Hortense Cartier-Bresson, c’est entrer dans l’intimité du travail d’une immense interprète et pédagogue du piano. On y découvre comment naissent la musicalité, le son, le phrasé et l’interprétation à travers des conseils concrets donnés aux jeunes artistes. Sa parole, à la fois exigeante et bienveillante, éclaire les œuvres avec une profondeur rare et une grande humanité. C’est aussi une occasion unique d’observer le dialogue vivant entre une maître et ses élèves, au cœur même de la création musicale. Une expérience inspirante pour les musiciens, les mélomanes et tous ceux qui souhaitent comprendre l’art du piano de l’intérieur.
Programme :
Keith Jarrett : The Köln Concert.
Cette soirée sera sans nul doute un événement rare, peut-être l’une des toutes premières tentatives au monde d’aborder sur scène The Köln Concert non comme une simple évocation, mais comme une véritable œuvre à interpréter.
François-Xavier Poizat, un des plus brillants pianiste de sa génération, a choisi d’affronter ce monument de l’improvisation en jouant la partition intégralement retranscrite et approuvée par Keith Jarrett lui-même, note après note, sans jamais en figer ni en trahir l’esprit de liberté.
Une démarche vertigineuse : redonner vie à une musique née dans l’instant tout en conservant son souffle, son risque et son évidence intérieure.
Durant des mois, François-Xavier Poizat a vécu avec cette partition, l’apprenant entièrement de mémoire. Une immersion intense et presque obsessionnelle qui l’a profondément marqué, hanté même, nourrissant sa réflexion sur le temps, le rythme, l’improvisation et la respiration musicale. Cette traversée singulière a également transformé son regard sur le grand répertoire classique, dont il redécouvre aujourd’hui la liberté cachée et l’élan vivant.
Plus qu’un concert, cette soirée sera le récit d’une rencontre avec une œuvre mythique, à la frontière entre interprétation, transmission et recréation
Programme :
Les Plus Belles Mélodies du Cinéma
Réunis par une même exigence musicale et une sensibilité profondément cinématographique, Julie Sevilla Fraysse et Vincent Bidal proposent un voyage au cœur des plus belles mélodies du grand écran. Entre émotion intime, lyrisme orchestral et puissance évocatrice, ce duo singulier revisite des œuvres devenues intemporelles.
Pianiste aux multiples collaborations — de Mylène Farmer à Christophe Maé — Vincent Bidal s’est imposé comme une figure incontournable de la scène musicale française. Arrangeur, directeur musical et compositeur, il apporte à chaque interprétation une élégance et une liberté nourries par une riche expérience de la scène et du studio.
Formée au Conservatoire de Paris, Julie Sevilla Fraysse déploie un violoncelle à la fois intense et délicat, où la virtuosité se met toujours au service de l’émotion. Passionnée par les passerelles entre les répertoires, elle explore avec naturel les univers classiques, contemporains et populaires.
De Gladiator à Titanic, de Le Parrain à Les Temps modernes, leur programme célèbre des musiques qui habitent notre mémoire collective. Un concert placé sous le signe du partage, de la nostalgie et de la beauté des grandes mélodies.
Programme :
Née à Hambourg en 2005 au sein d’une famille germano-péruvienne, Louisa Sophia Jefferson débute la musique dès l’enfance par le violon avant de se consacrer progressivement au piano. Formée à Hambourg auprès de Ludmila puis Julia Bochkovskaya, elle poursuit aujourd’hui ses études en France auprès de Rena Shereshevskaya, d’abord au Conservatoire de Rueil-Malmaison puis à l’École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot.
Lauréate de nombreux concours dès son plus jeune âge, elle se produit régulièrement en Allemagne et en Europe, notamment à la Laeiszhalle de Hambourg, et fait ses débuts avec orchestre en 2017. Son parcours témoigne d’une personnalité musicale déjà affirmée, alliant virtuosité, imagination sonore et sens des couleurs.
Son programme met en regard plusieurs siècles de littérature pianistique : l’élégance stylisée de Rameau, revisitée par l’éclat de la Marche turque de Mozart transcrite par Volodos, côtoie le lyrisme poétique des Saisons de Tchaïkovski et la grâce mélancolique de Chopin. En seconde partie, l’univers flamboyant et rythmique de Stravinski ouvre la voie aux grandes pages virtuoses de Chopin, des Études op. 10 au monumental Deuxième Scherzo.
Programme :
Sous la direction de Raphaël Merlin, l’Orchestre de Chambre de Nouvelle-Aquitaine accueille le pianiste suisse Simon Bürki pour un programme placé sous le signe de l’élégance et de la jeunesse créatrice.
Révélé par plusieurs distinctions internationales, Simon Bürki séduit par la profondeur de son jeu, la finesse de son toucher et une musicalité empreinte de liberté. Formé à Genève, il s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités marquantes de sa génération, aussi à l’aise dans le grand répertoire que dans la création contemporaine.
Au cœur de cette soirée, le célèbre Concerto n°21 de Wolfgang Amadeus Mozart déploie toute la grâce et la lumière du classicisme viennois. Entre virtuosité, délicatesse et poésie, cette œuvre emblématique demeure l’une des plus lumineuses du compositeur.
En regard, la flamboyante Symphonie en ut de Georges Bizet étonne par son énergie, son lyrisme et son incroyable maturité. Écrite à l’adolescence, elle révèle déjà tout le génie mélodique et orchestral du futur auteur de Carmen.
Programme :
« Un des plus prometteur talent qu’il m’ait été donné d’entendre »
Martha Argerich
À seulement treize ans, Martina Meola s’impose déjà comme l’une des jeunes personnalités les plus prometteuses du piano international. Lauréate de nombreux concours prestigieux, récemment couronnée au Jeune Chopin International Piano Competition de Lugano sous la présidence de Martha Argerich, elle fascine par une maturité musicale exceptionnelle, une virtuosité éclatante et une sensibilité rare.
Née à Milan en 2012, formée entre la Moldavie et l’Italie, Martina Meola développe très tôt un lien profond avec le grand répertoire romantique. Son jeu allie puissance, élégance et liberté expressive, qualités qui lui valent déjà une reconnaissance internationale.
Pour ce récital, elle explore les mondes poétiques et flamboyants de Frédéric Chopin, Franz Liszt et Charles-Valentin Alkan. Entre lyrisme, éclats virtuoses et profondeur dramatique, ce programme révèle toute l’étendue d’un talent déjà remarquable.
Programme : Extases
« Du cœur et du feu »
Alain Cochard
Salome Jordania, pianiste géorgienne, incarne une nouvelle génération d’artistes où la virtuosité se conjugue à une profonde intensité expressive. Formée au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, invitée sur les plus grandes scènes européennes et récemment distinguée par le magazine Forbes parmi les personnalités de moins de 30 ans à suivre en 2025, elle propose ici un récital d’une rare puissance spirituelle et dramatique.
Le programme met en dialogue deux univers visionnaires : celui de Franz Liszt, tendu vers l’élévation spirituelle, et celui d’Alexander Scriabin, traversé de fièvre, de sensualité et d’ombres hallucinées. La méditative Bénédiction de Dieu dans la solitude ouvre un espace suspendu et lumineux, avant que les œuvres de Scriabine – du fascinant Poème satanique à la Sonate n°9 « Messe noire » – n’entraînent l’auditeur vers des territoires incantatoires et troublants.
Autour de ce noyau visionnaire gravitent les élans passionnés de Sergei Rachmaninov, les couleurs délicates de Kaija Saariaho et, en guise d’éblouissant final, la célèbre valse du Beau Danube bleu transfigurée par György Cziffra.
Programme :
Pianiste virtuose né en 1989, Nikita Mndoyants s’impose comme l’une des voix majeures de sa génération, salué pour son élégance, sa profondeur musicale et une technique d’une grande sûreté. Lauréat du Concours international de piano de Cleveland en 2016 et du Concours Paderewski en 2007, il s’est formé au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou avant de se produire sur les scènes les plus prestigieuses, de Carnegie Hall à la Salle Tchaïkovski.
Invité par de grands chefs tels que Valery Gergiev et Charles Dutoit, il collabore avec des orchestres de premier plan comme l’Orchestre de Cleveland ou le Philharmonique de Saint-Pétersbourg. Musicien complet, il est également compositeur et orchestrateur, récompensé dans plusieurs concours de composition.
Engagé et installé aujourd’hui en Alsace, après avoir quitté la Russie, il poursuit une carrière internationale active entre concerts, musique de chambre et création.
Pour ce récital, il propose un parcours contrasté : la virtuosité lumineuse de Domenico Scarlatti, la poésie de Franz Schubert, l’intensité dramatique de Franz Liszt et la puissance visionnaire de Ludwig van Beethoven. De la clarté classique aux grandes architectures romantiques, ce programme met en lumière un piano habité, libre et profondément expressif.
Programme : Au rythme des Caraïbes
Née à Cuba et formée entre La Havane, Madrid et Barcelone, Karla Martinez déploie un univers où virtuosité et couleur se conjuguent avec une rare intensité. Récompensée dès ses études à l’Instituto Superior de Arte de Cuba puis à l’École Reina Sofía de Madrid auprès de Dimitri Bashkirov et Denis Lossev, elle mène aujourd’hui une carrière internationale entre récital, musique de chambre et pédagogie. Son parcours, marqué par de nombreuses distinctions et collaborations prestigieuses – du compositeur Leo Brouwer à la soprano Bárbara Llanes – témoigne d’un profond engagement envers les répertoires ibériques et latino-américains.
Le programme de ce concert dessine ainsi une vaste traversée musicale entre Espagne, Brésil, Argentine et Cuba. Des évocations poétiques de Villa-Lobos aux rythmes populaires sublimés par Manuel de Falla, Mompou ou Montsalvatge, chaque œuvre révèle le dialogue fécond entre tradition savante et héritage populaire. Les danses, habaneras et danzones irriguent également les pages de Lecuona, Tania León, José María Vitier ou Aldo López Gavilán, où affleurent les pulsations caribéennes, la liberté du jazz et la mémoire des musiques afro-cubaines. Un voyage vibrant, porté par une pianiste dont la sensibilité fait résonner toute la richesse de ces territoires sonores.
Programme :
Issue d’une famille russe née en Géorgie en 1945, Elisabeth Leonskaja s’impose très tôt comme une enfant prodige. Elle donne ses premiers concerts à onze ans et entre au Conservatoire de Moscou, où se forme une personnalité musicale d’une rare intensité. Lauréate des concours Enesco, Marguerite Long et Reine Élisabeth, elle est rapidement remarquée par Sviatoslav Richter, qui l’invite à partager concerts et enregistrements.
En 1978, elle quitte l’Union soviétique pour s’établir à Vienne, où sa carrière internationale prend un essor décisif après un concert marquant au Festival de Salzbourg. Elle se produit alors avec les plus grands orchestres mondiaux — de la Philharmonie tchèque au New York Philharmonic, en passant par Berlin, Londres ou Munich — et collabore avec des chefs tels que Kurt Masur, Christoph Eschenbach et Yuri Temirkanov. Chambriste recherchée, elle est aussi l’invitée des quatuors Alban Berg, Borodin, Guarneri ou Artemis.
Membre d’honneur du Konzerthaus de Vienne, décorée de la Croix fédérale du mérite autrichienne, elle incarne une exigence artistique hors norme. André Boucourechliev écrivait : « Le chemin de Leonskaja est un chemin de cimes. »
Son récital réunit Beethoven, Chostakovitch et Chopin dans un parcours intense, entre tension dramatique, profondeur spirituelle et apogée romantique.
André Boucourechliev écrivait à son sujet: « Le chemin de Leonskaja est un chemin de cimes. Par le dépassement de soi, l’exigence, la passion et l’intelligence, elle se place au rang des plus grands, non seulement d’aujourd’hui mais de l’époque : au rang d’une Clara Haskil ou d’un Lipatti, la modernité en plus ».